Les ateliers de pratiques

Les activités et ateliers de pratiques artistiques et/ou culturelles ont ou vont démarrer soit dans les locaux du siège de l’association Awal (7 rue de l’Épée 69003 Lyon), ou dans des lieux spécifiés dédiés. Vous pouvez encore vous inscrire ! Demandez (association@awalgrandlyon.net ou 07 86 50 33 75 / 04 72 84 95 72 ) et en fonction des disponibilités restantes, nous vous répondrons.

Chant    :  tous les vendredis de 19 h à 20 h 30 – Awal –

Guitare : tous les mardis de 18 h à 19 h – Awal –

Danse   : tous les samedis de 14 h 30 à 16 h –  à la MJC du 6e : 100 rue Boileau métro A arrêt Foch ou Masséna 

Langue berbère  Adultes : tous les dimanches de 10 h à 12 h – Awal –

Langue berbère Enfants (à partir de 6 ans)  : tous les samedis de 15 h à 16 h (à compter de samedi 16.10.21)

Théâtre : tous les samedis de 18 h à 20 h

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Club lecteurs-lectrices et bibliothèque : emprunt de livres :le 2e samedi de chaque mois de 15 h à 17h (à partir du 13.11.21)

Tabratt i Faḍma sɣur J.Amrouche

Unaẓur n umezgun d tmedyazt Ḥass Mess yefka-yawen-d, d tarzeft, yiwen weḍris n Jean El Muhub Ɛamruc ( umyaru afransis amaziɣ) i d-terra Nasira Abrus si tefransist ar tqebaylit. Taɣuri n Ḥass Mess ternu-yas tafulki (cbaḥa) i teqbaylit d wawal n tayri d leqdeṛ n Jean i yemma-s Faḍma At Menṣuṛ Ɛamruc. Teǧǧa-yaɣ-d nettat, daɣen yiwen ugerruj n tesmekti (unecfu) « Taḥkayt n tmeddurt-iw ».

ɣer ar zdat

Lettre à Fadma de Jean Amrouche

Lecture et écoute d’une lettre de Jean El Mouhoub Amrouche à sa mère Fadma Ait Mansour pour lui demander, avec quelle élégance et tendresse et amour, d’écrire ses mémoires (ce qui donnera « Histoire de ma vie ») pour témoigner d’une vie d’épreuves et de combats. Une vie pleine, charnelle, humaine qui est une leçon dont chacun peut s’inspirer.

ɣer ar zdat

Taddart-iw – Amur wis 2 – Ussan di Tmurt – Mulud Ferɛun

« Taddart-iw » – Atan umur aneggaru n weḥric amezwaru n wedlis n Mulud Ferɛun « Ussan di Tmurt ». D tasuqqelt sɣur tefransist n Kamal Buɛmara. Tzemrem ad as-teslem, a t-teɣrem s teqbaylit neɣ s tefransist (ddaw-as) iwakken a teẓrem amek i tga tsuqqelt-a. Nbudd-awen(t) taɣuri d timesliwt igerrzen. Tutlayt taqbaylit-agi, ɣures azal ameqqran !

ɣer ar zdat

« Méditerranée, de rivages en visages »

 

LE CHANT TRADITIONNEL REDÉCOUVERT ET TRANSMIS

En partenariat avec le Conservatoire de Musique de l’agglomération Villefranche –Beaujolais – Saône, Awal Grand Lyon – dans le cadre de sa mission pour faire vivre et partager la culture berbère comme culture de France –  a apporté sa contribution à un projet artistique et pédagogique à l’attention d’enfants de 9 à 10 ans.

Ainsi, au sein du projet « Méditerranée, de rivages en visages » conçu et dirigé par Ouarda Lux professeur de chant et chef de chœur au conservatoire, la culture berbère a été mise à l’honneur sur trois temps importants :

Vendredi le 21 mai 2021  de 14 h 30 à 17 h : présentation au Conservatoire de la culture et du chant traditionnel berbères à deux classes CHAM (classe horaire aménagé), pour des enfants qui suivent un enseignement spécialisé d’éducation musicale  et auprès d’élèves de cursus classiques.

 En l’église de Rivolet :

Samedi 12 juin 2021 concert  à 16 h, des élèves du Conservatoire ont, dans leur répertoire, intégré et interprété un chant berbère  transmis par Ouarda Lux « gug a memmi gug », berceuse chaouie, collectée auprès de Abdelhamid Aksa  à Menàa dans les Aures, en août 2003.

 

Ouarda Lux à son tour, a interprété, en hommage à Idir, « a vava inouva »

 

Concert de clôture à 20 h,  le chœur franco-berbère Tilawalin a présenté son répertoire de chants traditionnels et populaires durant 1h15, sous la direction vocale et artistique de Ouarda Lux,

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Mon village (1) – une lecture redécouverte de Jours de Kabylie

Mouloud Feraoun, une plume forte, si expressive et si simple, dans une langue française qui colle au contexte si spécifique de ces « Jours de Kabylie. C’est une lecture rafraichissante qui vous transporte entre le roman et le conte. Peut-on prêter à un village un point de vue singulier et la capacité à l’exprimer ? Bonne lecture et bonne écoute.

Je ne suis pas de ceux qui détestent leur village. j’ai pourtant bien des raisons de ne pas en être fier. Il sait que j’ai voyagé et vécu longtemps ailleurs, mais il s’est habitué à mes retours. Alors, à force de toujours me perdre et de sans cesse me retrouver, il ne fait plus attention à moi. Il ne me craint pas, pour tout dire. Il me réserve chaque fois un accueil très simple avec son visage de tous les jours, exactement comme il reçoit ceux de ses enfants qui l’ont quitté le matin et qui, le soir, rentrent des champs. Cette marque de confiance est touchante, je l’apprécie beaucoup.

Ceux qui y reviennent et en disent du mal, le font un peu par dépit. Ils lui en veulent d’être si laid, et, sans doute, les comprend-il puisqu’à leurs yeux il se fait plus laid lorsqu’ils reviennent de loin après une longue absence, la tête encore toute farcie de belles images. Dans le fond, ils l’aiment bien, quoi qu’ils disent. Ils finissent toujours par le voir tel qu’il est et par lui trouver des charmes, mais, à partir de ce moment, ils s’identifient à lui. Ce ne sont plus des nouveaux. D’autres les trouvent laids qui, à leur tour, ne tarderont pas à ressembler à tout le monde. Spectateur immuable du va-et-vient continuel de ses enfants qui émigrent : notre village nargue les prétentions impatientes et fatigue les longues espérances, il reste égal à lui-même.

S’il accueille sévèrement les nouveaux débarqués, c’est qu’ils apportent avec eux l’air malsain de la ville. Je crois le deviner mais il ne peut pas m’en savoir gré, car il se figure que tout le monde le devine et qu’on fait exprès de le mépriser. C’est ce qui explique son excessive susceptibilité. Il semble dire à chacun de ses enfants prodigues :

Ne fais pas le faraud, mon petit, avec ton beau costume et ta valise. N’oublie pas que ce costume perdra bientôt ses plis. Je m’en charge. Il sera taché d’huile, couvert de poussières invisibles qui lui enlèveront son éclat. J’y mettrai des mites, moi. Et un jour qui n’est pas lointain, tu le sortiras pour le porter au champ quand tu iras défricher. Et alors, tu vois ce qui l’attend ! Ta valise ? Parlons-en ! Je sais où elle ira, cette valise. Sur l’akoufi de la soupente, n’est-ce pas ? – Je suis tranquille. Elle aura le temps de s’enfumer. Tu la sortiras un jour pour t’en aller de nouveau. Elle te couvrira de ridicule dans le train et sur le bateau.

 

A suivre …..