Taddart-iw (1) – Taɣuri tamaynut n Ussan di Tmurt

Atan yiwen usebter n weḥric amezwaru n ungal n Mulud Ferɛun « Ussan di tmurt ». D tasuqqelt n Kamal Buɛmara seg wedlis s tefransist  » Jours de Kabylie ». M’ar lukan tezmer taddart a ttmeslay, aṭas ara tini s wul-is i warraw-is yellan ger ṛṛwaḥ d tuɣalin g unebdu neɣ di tegrest.

Nbudd-awen taɣuri d timesliwt igerrzen.

Taddart-iw

Ur lliɣ ara seg wid-nni yettɣuddun taddart-nsen. Mi ur  fneṭzeɣ ara s waya nezzeh, ẓriɣ acuɣer. Teḥṣa sukleɣ rniɣ ɛaceɣ aṭas di tmura n medden. Ihi segmi teẓra rwaḥ d tuɣalin-iw d ayen yezgan, tuɣal ula d nettat ur d-tettarra ara lbal-is ɣur-i.

Neɣ dayen, ur iyi-tettkukru ara. Tettqabal-iyi-d dɣa, yal tikelt, am yinebgi-nni n yumayen, s wudem-ines n yal ass ; udem-nni swayes tettmagar arraw-is – widak i teffɣen zik ɣer tafrara, ttuɣalen-d tameddit seg lexlawi. Tga deg-i laman yerna ḥulfaɣ iyes. Laman-nni yezdeɣ ul-iw.

Wid i d-irezzfen yerna qqaren fell-as yir awal, ttgen-t nnig wulawen-nsen kan. Ṭṭfen-as tuḥsift imi tecmet, maca ur
tekkat ara seg-sen, mebla ccekk, acku tettban-asen-d tecmet ugar, mi ara d-uɣalen akken seg lbeɛd, tili ɣaben aṭas aya, ernu ččuren-d iqerra-nsen d tugniwin icebḥen. Imil ḥemmlen-tt, ayen bɣun inin-t.

Lḥaṣun, ttuɣalen alamma ttwalin-tt akken tella, ttafen ziɣ tesɛa sserr. Maca seg yimir, ad qqlen am nettat, mačči d imaynuten, dayen. Ad d-rzun wiyaḍ daɣen ad d-afen imezwura cemten, maca ad d-tezzi nnuba-nsen ula d wi – ur ttɛeṭṭilen ara ad cabin akk medden.

Taddart-nneɣ ur tettbeddil ara, d tin n zik d tin n tura ; d timnezzeht yettnezzihen di rwaḥ d tuɣalin n warraw-is tefna lɣerba – lɣerba n yiḍelli d tin n wass-a. Taddart-nneɣ d tin yettqamaren, s yiles ḥercawen, wid icerrḍen d wid iḥemmqen ; d tin yessefcalen wid yesfiliten rennun ttmamin.

Ur tettmagar ara inerzaf imaynuten s yiles ḥercawen armi i d-gellun s yir rriḥa n temdint.

Nekki ɣileɣ ufiɣ-d ssebba n waya, maca ur ssawḍeɣ ara ad as-ččaṛeɣ tiṭ. Nettat, tɛudd fehmen akk medden annect-a, rnu ttɣunzun-tt mettɛemmed.

D ayen i tt-yeǧǧan senninet armi i d-tettban, teqqar i yal yiwen seg warraw-is ijaḥen :

Ur ttfux ara, s ukustim-nni-inek icebḥen d tbalizt-nni-inek, ay amejṭuḥ ! Ɣur-k ad tettuḍ, akustim-nni ad yuɣal ad
yekmec. D nekki ara d-yelletthun did-s. Ad yames zzit, ad t-yali uɣebbar (ur yettwali yiwen) ara t-yesfexsen, ad as-d-neg takekkuct (tumeṭ). Yiwen n wass deg wussan, ur nebɛid ara, ad t-id-tessufɣeḍ, ad telseḍ ɣer lexla mi ara truḥeḍ ad d-terẓeḍ iḥerqan. Teẓriḍ, hatan wayen i t-id-yettrajun ! Tabalizt ? Fell-as ad nemmeslay ad nernu ! Ẓriɣ sani ara tuɣal, tbalizt-nni. Ɣef ukufi n teɛrict (takanna) ara ters, neɣ ala ?

Ad tthenniɣ seg-s meqqar. Ɣur-s lweqt i wakken ad tt-alin yiluyan (ddexxan). Yiwen n wass ad tt-id-teddmeḍ i wakken ad tinigeḍ daɣen ; ass-nni, ad ak-tḥeccem deg tmacint ad ak-ternu deg lbabur.

1 Neqqar : Inebgi n yiwen n yiḍ, ad ak-geɣ i tebɣiḍ ;
Inebgi n yumayen, ad ak-geɣ uftiyen.

Yettkemmil….

Ce qu’on ne transmet pas, ça se perd, c’est tout. Tu viens d’ici, mais ce n’est pas chez toi.

Alice Zeniter a obtenu a obtenu le Prix Goncourt des Lycéens en 2017 pour son roman « L’Art de Perdre ». Nous vous invitons à en découvrir un court extrait lu, dans le cadre de notre mission d’accès à la lecture. Elle raconte avec talent une histoire familiale en lien avec la guerre d’Algérie. Son écriture est très documentée et s’appuie sur la réalité des faits historiques. On ne peut être qu’apaisé après cette lecture qui nous permet de suivre Naïma dans son cheminement vers une paix retrouvée avec ses racines, ses origines et ses identités.

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Lors du trajet vers le port d’Alger, le paysage malingre et souillé du bord de la route gagne cette dignité imperceptible des haies d’honneur au moment des adieux. Les marcheurs, les chiens errants et même les sacs  plastiques paraissent saluer d’un dernier mouvement le véhicule qui gagne la capitale. Ifren demande à Naïma :

Tu as trouvé ce que tu voulais ici ?

Il est évident qu’il ne parle pas des dessins de son oncle, soigneusement rangés dans le classeur qu’elle emporte à Paris et sur lequel elle a trouvé, la veille au soir, une grosse enveloppe de papier brun contenant les œuvres que possédaient Tassekurt ; (je te l’avais bien dit, a ricané Rachida, elle a envoyé quelqu’un nous les remettre pendant ton absence).

Je n’en suis pas sûre, répond-elle sincèrement.

Est-ce que tu savais seulement ce que tu voulais ?

Elle hésite :

Une preuve.

Ifren rit et tousse ; il jette sa cigarette par la fenêtre et attrape une bouteille de soda qui roule derrière son siège. La voiture fait une embardée. Il ne paraît même pas le remarquer.

Que tu venais d’ici ?

Je suppose. Je m’étais dit… que si je ressentais quelque chose de spécial en étant dans ce pays alors c’est que j’étais algérienne. Et si je ne ressentais rien …. ça n’avait pas beaucoup d’importance ; Je pouvais oublier l’Algérie. Passer à autre chose.

Et qu’est-ce que tu as ressenti ?

Je ne pourrais pas l’expliquer. C’était très fort. Mais en même temps, à chaque seconde du voyage, j’étais prête à tourner les talons et à rentrer en France ; Je me disais : « c’est bon, c’est fait. Ça vibre à l’intérieur, maintenant, on rentre ».

Tu peux venir d’un pays sans lui appartenir, suppose Ifren. Il y a des choses qui se perdent… On peut perdre un pays. Tu connais Elisabeth Bishop ?

Elle rit parce que l’apparition du nom de la poétesse américaine dans cette voiture qui longe la côte algérienne à toute vitesse a quelque chose d’incongru. Ifren commence à réciter :

Dans l’art de perdre il n’est pas dur de passer maître,

tant de choses semblent si pleines d’envie

d’être perdues que leur perte n’est pas un désastre.

 

Perds chaque jour quelque chose. L’affolement de perdre

tes clés, accepte-le, et l’heure gâchée qui suit.

Dans l’art de perdre il n’est pas dur de passer maître.

……..

Naïma reste silencieuse. Ifren lui sourit :

Personne ne t’a transmis l’Algérie. Qu’est-ce que tu croyais ? Qu’un pays, ça passe dans le sang ? Que tu avais la langue kabyle enfouie quelque part dans tes chromosomes et qu’elle se réveillerait quand tu toucherais le sol ?

Naïma éclate de rire : c’est exactement ce qu’elle avait espéré, sans oser jamais le formuler.

Ce qu’on ne transmet pas, ça se perd, c’est tout. Tu viens d’ici, mais ce n’est pas chez toi.

Elle s’apprête à ouvrir la bouche, mais il lui coupe la parole aussitôt :

Non s’il te plaît, s’il te plaît. Ne fais pas comme tous les Français qui rentrent au bled pour les vacances et qui ne supportent pas de s’entendre dire qu’ils ne sont pas algériens. Tu vois de quel genre de petits mecs je parle ?

Elle pense à Mohamed qui s’est érigé en gardien du pays perdu sans y avoir mis les pieds et hoche la tête.

Eux, personne n’arrive à savoir ce qu’ils veulent. Ils se plaignent qu’en France, on ne les laisse pas être français parce qu’il y a trop de racisme. Mais si nous, on leur dit qu’ils sont français, tout à coup ils s’énervent : je suis aussi  algérien que toi. Et ils te citent dix noms de villages, dix noms de rues.

Il s’interrompt pour reprendre son souffle puis continue, plus doucement :

Tous ceux dont je te parle, ils n’ont pas vraiment le choix d’être tiraillés. Au moment où ils naissent, l’Algérie dit « Droit du sang : ils sont Algériens ». Et la France dit : « Droit du sol : ils sont Français ». Alors eux, toute leur vie, ils ont le cul entre deux chaises et de manière très officielle. Mais toi… ne joue pas à l’Algérienne si tu ne veux pas revenir en Algérie. Ça servirait à quoi ?

Elle se tait, apaisée, heureuse qu’il ait, lui, deviné ce qu’elle n’a pas pu dire à Mehdi et encore moins à Rachida : qu’elle n’avait pas – du moins pour le moment – envie de revenir.

Mais comme il existe des états qui ne peuvent s’exprimer que par des énoncés contradictoires et simultanés, elle se surprend à penser que pour lui, l’homme doré qui comprend ses silences, elle pourrait un jour avoir envie de revenir.

Quand le bateau quitte le port d’Alger, elle ne sait pas si elle regarde la fausse ville blanche avec l’intensité des adieux ou d’un simple au revoir.

Photo :Alice Zeniter photographiée par Astrid Di Crollalanza

Méditerranée, de rivages en visages : le chant traditionnel redécouvert et transmis

Dans le cadre d’un partenariat avec le Conservatoire de Musique de Villefranche-sur-Saône, et de sa mission pour faire vivre et partager la culture berbère comme culture de France, Awal Grand Lyon va participer à un programme pédagogique à l’attention d’enfants de 9 à 10 ans.

Trois temps sont programmés :

Vendredi 21 mai 2021 de 14h30 à 17 H : présentation au Conservatoire de la culture et du chant traditionnel berbère à deux classes (CHAM) classes horaires aménagés, pour des enfants qui suivent un enseignement spécialisé d’éducation musicale.

Samedi 12 juin 2021 :  16 h  concert par les enfants  » méditerranée, de rivages en visages », thématique de l’année 2021. Eglise du Thivolet à Villefranche s/Saône.

Au cours de leur répertoire seront interprétés deux chants berbères : l’un en hommage à Idir, et le deuxième une berceuse chaouie.

Samedi 12 juin 2021 : 20 h concert du chœur Tilawalin qui présentera son répertoire de chants traditionnels et populaires, durant 1h15 environ et qui clôt le projet « méditerranée de rivages en visages ».  Eglise du Thivolet à Villefranche s/Saône.

Le berbère langue de France ?

La Première Biennale des Langues se tiendra du 27 au 30 mai 2021 (9h-19h) à Lyon, dans la cour du Centre Berthelot (Lyon 7e)

Le Berbère, langue de France ?

Ces dernières années, nous avons constaté un recul de la prise en compte du Berbère par la Délégation Générale à la Langue Française et aux Langues de France (DGLFLF / Ministère de la Culture). Manifestement la pression politique d’extrême-droite qui associe notamment le berbère (voir les déclarations d’Eric Zemmour sur Cnews) à une dimension exogène dangereuse pour la France, fait son effet. Notre constat de ce recul, vous pouvez le faire aussi en lisant la proposition de loi sur les langues régionales adoptée par l’Assemblée Nationale le 08 avril 2021. Il y a encore peu, les autres langues de France, auraient été incluses dans une telle proposition. La DGLFLF (Ministère de la Culture) devrait être présente lors de cette manifestation. Nous vous invitons à les interpeller soit directement sur place, soit par l’intermédiaire d’internet puisque les échanges sont transmis sur un site dédié à la manifestation.

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Communication de la  Caravane des Dix Mots (www.caravanedesdixmots.com) structure organisatrice de la manifestation de la Biennale des Langues

La Première Biennale des Langues se tiendra du 27 au 30 mai 2021 (9h-19h) à Lyon, dans la cour du Centre Berthelot (Lyon 7e) et dans divers lieux partenaires aux alentours comme le cinéma Comoedia et le rectorat de Lyon. Entièrement gratuite, la Biennale est conçue comme une manifestation accessible à tous les citoyens, quelles que soient leur origine et leur connaissance des langues.

La manifestation pourra également être suivie en ligne sur le site de la Biennale des Langues.

Les deux premiers jours (jeudi 27 et vendredi 28 mai) seront dédiés à l’accueil des scolaires. Ils permettront de prévoir un accompagnement personnalisé aux classes et au jeune public, de concert avec les équipes enseignantes. Les deux jours suivants (samedi 29 et dimanche 30 mai) seront ouverts au grand public, qui pourra également visiter la Biennale dès le jeudi et le vendredi pendant les nocturnes de 17h à 19h.

PHILOSOPHIE DU PROJET

La Biennale des langues est un lieu de rencontres et de sensibilisation à la diversité, qui permettra de valoriser la richesse culturelle et linguistique qui nous entoure.

Elle repose sur l’idée que l’on peut s’amuser avec les mots et amener chacun et chacune à réfléchir à son rapport aux langues. Pour ces raisons, la Biennale des langues propose une programmation variée où toutes et tous peuvent se retrouver, que ce soit par son expérience personnelle, professionnelle, sa curiosité, ou même, par hasard.

En quelques mots, la Biennale des langues sera un événement inédit qui repose sur une approche ludique, pluridisciplinaire et populaire des langues, afin de permettre à l’ensemble de nos concitoyens d’appréhender la richesse et la complexité de la diversité culturelle et linguistique.

À la manière d’une exposition universelle, la Biennale des Langues sera composée de plusieurs pavillons thématiques qui permettront d’aborder les langues sous différents aspects et de vulgariser leur compréhension. Au-delà du prisme scientifique des langues et du langage, nous nous appuierons sur des approches culturelle, politique, philosophique, économique, sociologique, ludique et artistique pour refléter la pluralité des questionnements portant sur les langues.

Ces problématiques seront portées par des chercheurs, des écrivains, des artistes, des chefs d’entreprises, du personnel de santé et du social et par tous les citoyens, qui sont invités à investir ces thèmes.

Plurilinguisme, accents, langage animal, francophonie ou encore féminisation du langage sont autant de thématiques qui seront présentées et questionnées lors de cette Première Biennale des langues.

 

 

Chanter Idir ensemble

Afin de faire vivre les chansons du grand artiste IDIR, nous vous invitons à apprendre certains de ses chants. Nous avons créé un dossier spécial (voir bandeau bleu ci-dessus) que nous nourrirons dans la perspective de les entonner tous ensemble lors d’un prochain évènement culturel.

La chanson-titre du légendaire album « Ay arrac-nneɣ », est structurée par la simplicité poétique de la langue kabyle. Elle exprime le déracinement des jeunes, et l’espoir parce que la vie continue et que les générations se succèdent en se transmettant des valeurs fortes comme la droiture et la dignité.

Iwakken a iddirent tizlatin n unaẓur ameqqran Yidir, nebɣa a ttisinem kra n tuɣac-is. A tent-ncennu yidwen deg waṭas yidneɣ i userbeḥ n useggas amaziɣ amaynut Yennayer d-iteddun, di tzeqqa n Wexxam n Tiɣremt n Lyun.

La traduction proposée ci-dessous est une approche du message. En kabyle le texte est simple, fluide, évocateur. La traduction française ne transcrit malheureusement pas tous les sens et les dits et non-dits. Faites-nous parvenir votre proposition de traduction : association@awalgrandlyon.net

ɣer ar zdat

Tazemmurt

 

Newwi-yawen-d tasuqqelt n yiwen weḍris « Tazemmurt » n Mulud N At Maɛmmar. Yura-t s tefransist, yerra t-id ar teqbaylit-tamaziɣt Ḥamid Bilek. Tasuqelt-a teffeɣ-d di tesɣunt Tamaziɣt Tura (uṭṭun 14 – Duǧamber 2017), deg uṭṭun amuzzgan ilmend n umulli wis 100 n tlalit n umyaru amnadi Mulud Maɛmmeri.

Isekla (ṭṭur), di tefsut i d-ttakken afriwen d igumma, tazemmurt nettat di tegrest mi weɛrrit wussan. S teddukli i d-ttawwin imnayen n tifawin, tilelliyin i talsa.

Nbudd-awen taɣuri d timesliwt igerrzen.

Tazemmurt

Tazemmurt d aseklu ɣlayen ɣur-i, d tin yesɛan azamul meqqren. D aseklu n tmurt-iw. Nettaf deg-s tugget n tuluɣin. (…) yessawal i tegmat am wakken i nettnadi fell-as nekkni.

Mačči kan d aseklu yulin, yesgem deg yigenni am wid n tmura-nwen (bɣiɣ ad d-iniɣ wid n ugafa n Yillel Agrakal, n tlemmast n Uṛup d wid n Asya).

Tazemmurt-nneɣ teḥced, teqqulleẓ, teḥḥercew. Mi ara tt-twaliḍ s ufella ad tt-twaliḍ wwten deg-s yiɣisan, maca d tin iǧehden, izemren i umbeddal n lḥal d walluy neɣ d uṣubbu n tfesniwin. Tettqabal tagrest qessiḥen d yiɣurar n unebdu. Tezger-d acḥal d lqern.

Tikkwal ad temlileḍ azeqqur n tzemmurt yeqqur amzun d aẓru. Tizemrin-nneɣ cfant-d i yibabaten-nneɣ d lejdud-nneɣ.

Kra n tzemrin nettak-asent ismawen am wakken d timeddukkal-nneɣ, d tulawin-nneɣ (ɣur-neɣ isekla akk d untiyen. Cudden ɣer tudert-nneɣ n yal ass, ɣer iḥulfan-nneɣ am icuḍaḍ n ubernus yettrusun ɣef tuyat-nneɣ).

Ula d amnekcam neɣ aɛdaw-nneɣ, mi ara ɣ-yebɣu lemḍarra, yesserɣay neɣ igezzem tizemrin-nneɣ, imi yeẓra d tizemrin i d rruḥ-nneɣ.

Ma tejreḥ tzemmurt tejreḥ tfekka-nneɣ. Tazemmurt-nneɣ tedder, tettḥussu am nekkni, d timsal lqayen i tt-iceɣben. Ur tecliɛ ma tecbeḥ neɣ ur tecbiḥ i tmuɣli. Ur tḥemmel ara ayen akk isehlen di ddunit. Am nekkni.

Ma ur twehmeḍ ara, ula d aɛeqqa-s di tegrest i yettewwa, deg lawan anida isekla-nniḍen akk sseɣlin ifer, staɛfan. Ageffur yal ass, tikkwal yessa-tt udfel, kullec yegres.

Akken, irgazen heggan allalen ilaqen, tulawin begsent, ad qablen ddunit i usemmiḍ, a d-zwin, a d-cerrwen, ad leqḍen, ad bibben lɣella deg talwit d lehna.

Iwakken ad tawḍeḍ ɣer useklu, yella wanida ilaq ad tt-zegreḍ asif akken yeḥmel di ccetwa. Yettawi idɣaɣen, yettawi ṭṭjur, tikkwal ula d imdanen ddan deg uḥemmal. Ayen yebɣun yili !

Ulac d acu izemren aɣ yeḥbes ur nḥedder ara, ur nettekkay ara deg lferḥ yecban wa.

Ttmektayeɣ-d ar ass-a, mi ara nruḥ s iger n uzemmur d-yussan akkin i wasif -akken yebɣu yili lxaṭer-is yers am tyemmat neɣ icewwel am tyambabat- cfawat-agi ur tteksent si gar wallen-iw akka alamma d lmut.

Amawal / Vocabulaire :

Aseklu / isekla = ṭṭejṛa / ṭṭjuṛ

Azamul / izamulen : symbole

tugget : quantité / ensemble/ essentiel

tuluɣin : aluɣu/ tuluɣin : patience endurance peu commune;

luɣ : qqn qui supporte sans se troubler ni chercher à changer

yettluɣu, yettluɣ

Lebḥer ma iluɣ ! Expression idiomatique qui se dit d’une personne qui supporte sans se troubler et sans chercher à se venger : la mer ne se trouble pas pour des riens. Il a une endurance, une patience peu communes. (Luɣ / Dallet page 458)

Comprendre :

Nettaf deg-s tugget n tuluɣin : On trouve en lui quantité de qualités d’endurance et de patience..

agafa (u) : nord

Yillel Agerakal : Mer Méditerranée

iɣisi/ iɣisan : fissure

tafesna / tifesniwin : degré / échellon

aɣurar / iɣurar : sécheresse

unti / untiyen : féminin

acḍaḍ / icuḍaḍ = ijifeṛ (pan de vetement)

aḥulfu / iḥulfan = afray / afrayen (sentiment)

amnekcam / imnekcamen : intrus/ envahisseur

tafekka / tifekkiwin : corps

lemḍarra : nuisance, qui fait du tort / gene, tort, dommage

urr (ar) : faire du tort

ḥussu : sentir (ressentir)

tamsalt/ timsal : problème (taluft) / affaire (tadyant)

lqayen : profond

ceɣben : préoccupé / etre préoccupé / Iceɣb-itt mmi-s imi yeggan aṭas (Son fils la préoccupe car il dort beaucoup).

tamuɣli : vision / point de vue / regard

tagrest = ccetwa

allal / allalen : instrument/ moyens / outils

cirrew : frisonner (a d-cerrwen : ils vont y frissonner)

lqeḍ : ramasser / leqḍyan (les emplettes)

lɣella : butin

amdan/ imdanen : un individu/ une personne

aḥemmal : la crue / le débordement

cewwel : perturber/ tourmenter qqn

tayambabat / timyambabatin : maratre / belle-mère